Une douche de rayon cosmique avec Guillaume Hubert

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Terre・Espace

Une douche de rayon cosmique avec Guillaume Hubert

guillaume hubert
© Studio Hipolito

En mission polaire, au Pic du Midi puis dans son laboratoire toulousain, Guillaume Hubert étudie les rayons cosmiques et leurs effets sur nos activités quotidiennes. Ces rayons invisibles sont à la fois dangereux et utiles. Explications de ce phénomène.

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La Nuit européenne des chercheur·e·s

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Dans la série L'interview ON-OFF, des chercheurs de toutes les disciplines ont 5 minutes pour présenter leurs travaux (ON) et dévoiler quelques traits de leur personnalité (OFF). Pour cette deuxième saison, la série a mobilisé trois chercheurs de l'académie de Toulouse dans le cadre de l'événement La Nuit européenne des Chercheur·e·s 2021 Albi-Toulouse. Propos recueillis par Hélène Pierre et Cécile Sabathier. Production : UFTMiP. Réalisation et montage : studio Hipolito. Vidéo tournée au Quai des savoirs de Toulouse, juin 2021. 

 

Par Lucas Cousinet, Cécile Sabathier et Hélène Pierre, de l’équipe Exploreur.

 

Guillaume Hubert est chercheur à l'ONERA (Office National d'Études et de Recherches Aérospatiales), au département Physique, instrumentation, environnement et espace. En 2018, il dirige la mission menée sur la base Concordia en Antarctique dans le cadre du projet polaire CHINSTRAP piloté par l'Institut Polaire Français (IPEV). 

 

Morceaux choisis

Côté ON

Ces rayons cosmiques représentent-ils un risque ? 

« Oui. Le principal risque est le risque sur les électroniques embarqués. On peut avoir des défaillances sur tout système électronique comme sur les calculateurs ou les pacemakers. L'autre classe de risques, ce sont les risques sur les cellules biologiques, sur le vivant. »

Côté OFF

Quel est votre principal trait de caractère ? 

« L’autonomie, au sens de la curiosité. Ce besoin de ne pas forcément répondre à des questions, mais plutôt de trouver des questions. »

Côté ON

Comment et où parvenez-vous à mesurer ces rayons cosmiques ? 

« L'idéal c'est d'aller en altitude parce que plus on monte en altitude plus on a de rayonnement. Le premier site où j'ai été faire des mesures était le Pic du Midi, proche de Toulouse. Il y a une autre propriété magnétique très intéressante au niveau des pôles puisque dans les cornets polaires se trouvent beaucoup de particules. L'idéal c'est l'Antarctique qui conjugue à la fois l'altitude et ces cornets polaires. » 

Côté OFF

Quels souvenirs aimez-vous ramener de vos voyages ? 

« Systématiquement des cailloux ou des pierres parce qu'il y a quelque chose dans ces objets qui est insaisissable et mystérieux. Chaque caillou est unique et raconte quelque chose... et cela me fascine ! »